b)
Les opposants
Les
opposants sont prêts à tout pour empêcher les femmes d’avorter.
Les
actions, généralement attribuées à l'association anti-avortement
Trêve
de Dieu,
consistaient, pour les membres des «commandos», à
s’enchaîner à l’aide de menottes
ou d’antivols de moto,
à l’intérieur du bloc opératoire d’un établissement
pratiquant des avortements dans le but d’en bloquer le
fonctionnement. Ces actions ont été appelées par leurs auteurs des
«sauvetages».
Ils
saccagent
le matériel,
s'enchaînent
et distribuent des tracts
sur papier glacé, signés " Opération
sauvetage
". Très discrets sur leur organisation, ils ne se réclament
d'aucune association.
«SOS
tout-petits»,
créé en 1986 par le Dr Xavier Dor, a rassemblé
des anti-ivg dans des halls d’entrée d’établissements médicaux
pratiquant l’avortement, ils y restaient plusieurs heures en priants, sans
en bloquer l’accès, puis quittaient volontairement les lieux. (Xavier
Dor, médecin embryologiste au CHU de la Pitié Salpêtrière.)
"Cri
silencieux",
est le titre de l'horrible film
du Dr Nathanson, qui, savamment monté, prétend montrer un
avortement sous échographie : on
y voit un fœtus se tortiller sous les coups d'un scalpel.
Les
mouvements anti-IVG les plus importants reçoivent le
soutien financier de groupes américains
tels que : Rescue
(dont certains militants ont participé en France à des actions «
commando ») et National
Right to Life,
une organisation puissante aux États-Unis.
«Opération
Sauvetage»
est étroitement liée à une association dont le siège est à
Puteaux (Hauts-de-Seine).
«La
Trêve
de Dieu»,
fondée lors de la visite du pape, en 1988. Sa
présidente, Claire Fontana, femme d'un ancien diplomate, a participé
à plusieurs actions « commando ».
La
Trêve de Dieu
réunit des catholiques traditionnels, des protestants mais surtout
des évangélistes.
Les
religions s’opposant à L’IVG
- Le Catholicisme
Pour la religion
catholique, l’avortement est un acte grave.
Le concile
Vatican II affirme que l’avortement est un crime abominable parce que Dieu a
donné aux hommes la vie et qu’ils abusent de cette confiance en devenant les
tueurs de ceux dont ils sont appelés à être les protecteurs. Cette religion
prévoie l'excommunication pour ceux qui pratiquent ou se font avorter. Ils sont
exclus automatiquement de la religion du simple fait que l'acte a été commis,
sans que l'autorité religieuse ait à se prononcer.
Cette peine
n'est pas exécutée dans les cas où la volonté n'est « pas libre » (personne
mineure, privée de raison, cas de légitime défense, contrainte ou ignorance)
- L'Islam
La religion
Musulmane considère l'avortement comme un crime mais l'acte est autorisé avant
4 mois de grossesse là où "l'esprit de l'enfant pénètre dans son corps". Cette religion accepte l'avortement seulement si : la mère est en
danger de mort,
le fœtus
présente des malformations sévères, la mère a déjà subi plusieurs interventions
chirurgicales et si la grossesse présente un danger pour la mère. Par contre, certains chefs
religieux comme Abdul Haroon Assen s'opposent catégoriquement à
l’avortement dans les cas de viol ou d’inceste.
- Le Judaïsme
Les juifs
traditionalistes s'opposent à l'avortement, sauf si la santé de la mère est
fragile, tandis que les juifs libéraux sont plus souples en ce qui concerne les
raisons qui amènent les femmes à avorter. Le Judaïsme libéral accepte l'avortement, lorsque la vie de la femme est menacée, mais aussi quand la grossesse provient d'un viol ou d'un inceste. Il est également possible lorsque par des tests génétiques montrant que l'enfant à naître aura une maladie grave ou fortement handicapante et que les parents pensent que cette naissance leur créera une situation impossible à gérer.