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L'avortement après la Loi Veil
Evolution du nombre d'avortement en France
Evolution du nombre d'avortement en France
Nous constatons sur ce graphique que le nombre d'avortements a considérablement augmenté après la proclamation de la loi Veil en 1975.
La loi Veil : 40 ans après son adoption, le nombre d'avortements n'a pas diminué mais les raisons de le pratiquer ont changés. Le recours à l’IVG en France concerne aujourd’hui près de 6 grossesses non désirées sur 10, contre 4 seulement depuis l'adoption de la loi Veil en 1975. Cependant, le nombre global d'IVG connaît une relative stabilisation et oscille autour de 200 000 par an.
Le recours à l'IVG ne concerne pas un certain type de femmes. En France, 1 femme sur 3 est concernée pas l'avortement, le recours à une IVG ne dépend ni du milieux social ni de la tranche d'âge à laquelle la femme appartient, bien au contraire. Il y a néanmoins certains aspects qui sont plus souvent associés à l'avortement.
Toute
société instaure des normes (qui évoluent entre les époques et
les pays) en matière de maternité et de paternité.
Ces
normes ainsi ancrées dans notre société actuelle, valorisent chez
nous le fait d'avoir un enfant dans de bonnes circonstances :
c'est à dire ne pas être trop âgé mais ne pas être trop jeune
pour autant, avoir de bonnes conditions financières pour que les
conditions matérielles soient favorables à l’accueil de l'enfant.
En temps normal, si une femme ne détient pas ces conditions là elle
aura plus de chances d'avoir recours à un avortement. De même pour
une femme dans un couple en rupture, elle aura plus de chances de
procéder à une IVG qu'une femme ayant un couple équilibré.
Ces
conditions varient aussi dans la hiérarchie. Prenons l'exemple
d'une jeune fille de 16 ans, en filière scientifique dans un grand
lycée parisien, et qui s’apprêterait à intégrer des classes
préparatoires aux grandes écoles se retrouvait enceinte, elle
aurait recours à une IVG à quasiment 100%. Si nous prenons une
jeune fille de 17 ans, en première année de formation technique,
ou en situation d’échec scolaire, elle aura beaucoup moins recours
à cet avortement car cet enfant sera un moyen pour elle d’acquérir
un statut, une identité sociale.
Les raisons des pratiques de l'IVG ont
changés grâce à l'expansion exceptionnelle des scolarités
féminines, mais aussi du succès des femmes sur le marché du
travail ainsi que la facilité d'accès aux moyens de contraceptions
et d'avortements.
Une femme qui a eu recourt à une IVG chirurgicale en 2002 à l'âge de 30 ans , nous a fait part de son témoignage . En effet cette femme après avoir accouché de 3 enfants, a du avorter lors de sa quatrième grossesse parce que sa vie et celle de son bébé était en danger. Elle se sent à présent soulagée d'être en bonne santé malgré quelques regrets de ne pas avoir eu cet enfants.
Le tarif et la prise en charge d'une IVG
Le tarif d'une IVG et sa prise en charge dépendent de la technique d'IVG et du lieu où elle est pratiquée.
À partir du 31 mars 2013, l'IVG est prise en charge à 100 % par l'Assurance Maladie dans le cadre d'un forfait.
À partir du 31 mars 2013, l'IVG est prise en charge à 100 % par l'Assurance Maladie dans le cadre d'un forfait.