b) Nouvelles techniques médicales


La technique chirurgicale consiste en une aspiration de l’œuf, précédée d’une dilatation du col de l’utérus.
L’intervention peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale.

L'hospitalisation

Une hospitalisation de quelques heures est suffisante, pour une IVG, même si elle est pratiquée sous anesthésie générale. L’intervention se déroule dans un bloc opératoire et dure une dizaine de minutes.
Une contraception efficace est indispensable dès la réalisation de l’IVG.
La méthode contraceptive est choisie par la femme.


Quels troubles peut provoquer une IVG chirurgicales ?

Les complications après une IVG sont rares. Cependant, dans les jours suivant l’IVG, la femme peut présenter :
  • de la fièvre
  • des pertes importantes de sang
  • de fortes douleurs abdominales
  • un malaise
La femme doit alors rapidement contacter l’établissement où a eu lieu l’intervention.


La visite de contrôle

Elle a lieu entre le 14e et le 21e jour après l’intervention chirurgicale et permet de s’assurer qu’il n’existe pas de complication (par exemple, une infection utérine ou une rétention ovulaire). Lors de la consultation de contrôle, le médecin vérifie que la femme dispose d’un moyen contraceptif adapté à sa situation et il propose à la femme concernée d’avoir recours à un entretien psycho-social, si elle le souhaite.


L’efficacité de la méthode

Le risque d’échec d’une IVG par aspiration est très faible, le taux de succès est d’environ 99,7 %.



L’IVG médicamenteuse est pratiquée soit en établissement de santé, soit en cabinet de ville ou dans un centre de planification, ou encore dans un centre de santé.

La méthode de l’IVG médicamenteuse consiste à prendre deux médicaments (comprimés) différents en présence du médecin au cours de deux consultations, puis à vérifier que la grossesse est bien interrompue au cours d’une visite de contrôle.
Cette méthode ne nécessite donc ni anesthésie ni intervention chirurgicale.

Les 2 consultations de prise des médicaments
 
  • La consultation de prise de la mifépristone (Mifégyne ®)
Ce médicament interrompt la grossesse. Il bloque l’action de l’hormone nécessaire au maintien de la grossesse (la progestérone), favorise les contractions de l’utérus et l’ouverture du col utérin.
À l’issue de cette première étape, il peut survenir des saignements plus ou moins importants et ainsi, l’œuf peut exceptionnellement déjà être évacué à ce stade.

Cependant les saignements ne sont pas le signe que la grossesse est arrêtée. Il est donc indispensable que la femme se rende comme prévu à la consultation suivante.


  • La consultation de prise du misoprostol (Gymiso ®), de 36 à 48 heures plus tard.

Ce médicament augmente les contractions et provoque l’expulsion de l’œuf. Les contractions utérines provoquent des douleurs ressemblant à celles des règles, parfois plus fortes. Des antalgiques, qui agissent contre la douleur, sont le plus souvent prescrits.

Les saignements peuvent parfois se produire très vite après la prise du misoprostol, mais parfois plus tardivement : dans 60 % des cas, l’avortement (expulsion de l’œuf) se produit dans les 4 heures suivant la prise du misoprostol ; dans 40 % des cas, il aura lieu dans les 24 à 72 heures suivantes.
Les saignements durent généralement une dizaine de jours.

La méthode contraceptive est également choisie par la femme.


La visite de contrôle

Elle a lieu entre le 14e et le 21e jour après la prise de la mifépristone (Mifégyne ®).
L’interruption de la grossesse est généralement contrôlée par un examen de la patiente, souvent complété par une échographie ou un examen sanguin. En cas d’échec (si la grossesse se poursuit), il est impératif de recourir à la technique chirurgicale.

Et tout comme l'IVG chirurgicale le médecin vérifie que la femme dispose d’un moyen contraceptif adapté à sa situation et lui propose d’avoir recours à un entretien psycho-social, si elle le souhaite.


L’efficacité de la méthode

Le taux de succès de la méthode est d’environ 95 %.